Kévin (s'affalant sur son siège) : Raaah !! Je suis mort !!
Moi : Je suis désolée...C'est vrai que ça fait un peu tôt
Kévin : UN PEU TÔT ??? Tu plaisantes j'espère !!! On a quand même dû se lever à cinq heures du mat !!
Moi (qui me défends) : Oui, mais c'est pour la bonne cause !
Kévin : Tokio Hotel...Tu parles d'une bonne cause...
Moi : Si tu ne voulais pas les voir, pourquoi avoir accepté de m'accompagner ? Je ne t'ai pas obligé, tu sais...
Kévin :Tu sais très bien que j'ai accepté uniquement pour te faire plaisir !
Moi : Kévin, tu es adorable!
Kévin :Je sais...maintenant, par pitié, laisse-moi dormir !
Moi : D'accord fais de beaux rêves !
Kévin(qui s'endort) : Mouais...toi aussi...
Tu parles ! Je ne vais pas réussir à fermer l'½il ! Je suis beaucoup trop impatiente ! En plus, avec tous les cauchemars que je fais depuis deux jours, je n'ai pas spécialement envie de dormir ! Le pire, c'est que je ne me souviens même pas de ce que je vois ! J'ai juste une sensation de peur immense, puis je me réveille en sueur et le souffle court. Je suis crevée... Deux heures plus tard, nous arrivons en vue de l'aéroport de Londres.
Moi : Kévin ! Réveille-toi ! On arrive !
Kévin : Grmmbl...Fous moi la paix !
Moi : Pas question ! Debout !
Kévin : Je te déteste...
Moi : Je sais !
Nous prenons nos bagages à main et descendons de l'avion. Quand on arrive dans l'aéroport, nous attendons un quart d'heure pour récupérer nos autres bagages et pénétrons dans le hall.
Kévin : Super ! Et comment on fait pour les trouver maintenant ? T'as vu le monde ???
Moi : Oui. Mais, les Tokio Hotel ne passent pas inaperçu si tu vois ce que je veux dire...
Kévin : Ouais, c'est clair, et c'est peut-être pour ça qu'il y a une bande de filles en train de gueuler à l'entrée ?
Je me retourne : en effet les Tokio Hotel sont là ! Et ils ont des groupies même en Angleterre !
Moi : Quelle poisse ! Ils vont être impossibles à approcher !!
Kévin : Quelle perspicacité !
Moi : J'ai pas envie de rire !!
Kévin (qui râle) : Moi si !
Moi : J'ai compris ! Je vais me débrouiller toute seule !
Kévin : Et comment ?
Moi : Euh...
Je n'ai pas à répondre. Les gardes du corps et le personnel de l'aéroport ont évacué les groupies ! Maintenant, c'est dehors, qu'elles hurlent ! Bon débarras ! Kévin et moi pouvons enfin nous avancer vers les garçons, leurs gardes du corps, et une femme à l'air revêche qui tient à bout de bras un panneau : « Weber-Castrec ».
Kévin (pas content) : Ils auraient AU MOINS pu mettre nos prénoms !
Moi (toute contente) : Arrête un peu de râler !
Nous nous avançons vers le groupe, mais un garde du corps (apparemment Saki), nous bloque le passage. Voyant que Kévin n'a pas l'air très disposé à nous présenter, je me lance :
Moi : Bonjour. Nous sommes les gagnants de Dream'up.
L'air soulagé, Saki s'écarte, dévoilant la femme. L'air soupçonneux, elle nous demande :
La femme : Vos papiers s'il vous plaît.
Moi : Tout de suite !
Je sors les documents, c'est-à-dire mes papiers d'identité, un certificat médical, une attestation d'assurance, et les papiers de Dream'up.
La femme (agacée) : Et le jeune homme ?
Apparemment dans les vapes, Kévin ne se rend pas compte qu'on parle de lui.
Moi : Kévin ! Tes papiers !
Kévin (dans la lune ) :Hein ? Quels papiers ?
Moi (gémissante) : Ne me dis pas que tu les as oubliés !
Kévin (réveillé) : Mais de quoi tu par...AH D'ACCORD ! Ces papiers-là ! Désolé je ne comprenais pas !
L'air gêné, il tend ses papiers à la femme, sous les éclats de rire des garçons. Elle les prend, et commence méticuleusement à les lire. Vu la pile, on n'est pas arrivés ! En attendant on fait connaissance avec le groupe :
Bill : Vous avez fait bon voyage ?
Moi : Bien sûr ! En première classe on aurait été difficiles !
Kévin (fatigué-de mauvaise humeur) : C'aurait été encore mieux si j'avais pu dormir plus longtemps...
Moi : Plains-toi ! TOI au moins tu as pu dormir !
Tom : Tu n'as pas réussi à dormir ?
Moi : C'est pas que j'ai pas réussi, en fait je...Mais ? Comment ça se fait que vous parliez aussi bien français ?
Bill (tout sourire) : En fait on aime beaucoup nos fans français, alors on s'est dit que ça serait cool d'apprendre leur langue.
Tom (moqueur) : C'est surtout que Bill en avait marre de ne savoir que dire : Malheureusement je ne parle pas très bien français...
Gustav et Georg : ...mais j'essaierai de m'améliorer pour la prochaine fois !
Nous éclatons tous de rire sauf Bill, qui fait la moue et réplique:
Bill (vexé) : Vous ne saviez pas dire grand-chose non plus !
Gustav : Je viens de Magdeburg...
Tom et Georg: ...Allemagne, j'ai 18 ans.
Gustav : Mais, et vous ? Vous parlez un peu allemand ?
Moi (gênée) : Moi un peu, mais Kévin l'étudie au collège.
Georg (étonné) : Pas toi ?
Moi : Non...
Les garçons ont l'air déçu. Je m'explique:
Moi : Mais ce n'est pas de ma faute ! Kévin et moi ne sommes pas dans le même collège, c'est pour ça ! En fait, dans MON collège, on ne peut pas étudier l'allemand, il y a juste l'espagnol...
Bill (amusé) : Tu n'as pas l'air de beaucoup aimer ça.
Moi (qui grimace) : En effet.
Nous continuons à nous raconter notre vie pendant environ dix minutes, lorsque la femme (enfin Griselde comme me l'ont dit les garçons), nous rend nos papiers, et nous annonce que nous sommes en règle :
Griselde : Veuillez me suivre.
Nous sortons, traversons la marée de groupies, et pénétrons vivement dans des vans noirs. Dans la précipitation, Kévin et moi sommes séparés : lui entre avec Gustav, Georg, Saki et la femme (super j'en suis débarrassée !). Moi, je suis avec Bill, Tom, et deux autres gardes du corps. Dommage, j'aurais bien aimé être avec tout le groupe plus Kévin, mais bon ! On va pas se plaindre, pas vrai ?